La municipalité a présenté jeudi 30 novembre 2017 une délibération portant à instituer une taxe annuelle sur les friches commerciales. Aux yeux de la municipalité cette mesure consisterait à taxer les locaux vacants afin d’inciter les propriétaires à proposer leur bien sur le marché locatif.

N’étant pas opposé à ce dispositif, j’ai voté favorablement. Je considère néanmoins que davantage de plans d’actions pourraient être menés de front si nous voulons que le centre-ville retrouve son dynamisme.

Seules une vision à 360° et une réflexion participative entre les acteurs économiques locaux, les commerçants, habitants et établissements culturels permettraient de motiver et générer les mesures adaptées pour donner l’envie à notre population de mieux fréquenter le coeur de notre cité.

Dès à présent je souhaite participer activement à cette reconstruction économique et c’est pourquoi je tiens à partager ma vision globale et d’être le plus constructif possible dans ce débat ô combien essentiel.

A cet effet, je propose de lancer un grand débat et de poser les questions fondamentales :

* Est-il vraiment nécéssaire de favoriser les constructions de nouvelles zones commerciales ?

* Ne serait-il pas judicieux de conjuguer à la fois la préemption des pas de portes, la taxation des locaux commerciaux vides et la rénovation de l’habitat?

* N’est-il pas urgent (et d’actualité si l’on se compare à d’autres communes du Var) de redéfinir la zone piétonne du centre-ville ?

* L’offre des transports en commun est-elle conséquente et/ou adaptée ?

* Enfin, la politique tarifaire de nos stationnements n’est-elle pas rédhibitoire pour inciter notre population à venir faire son shopping en centre-ville ?

Tous ces sujets doivent être abordés de la façon la plus rigoureuse qui soit tout en ayant également une stratégie de territoire et non communale car notre bassin de vie, la CAVEM, compte un peu de plus de 110 000 habitants.

Nous sommes tous impliqués dans cette démarche et ensemble nous devons rester mobilisés face à cette réflexion qui demeure toutefois une problématique nationale.